Centrale à béton..à quand une réunion publique d’information?

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Corinne VIGNON, députée et ancien Maire de Flourens,  vient de signer et de faire un commentaire sur le site qui héberge la pétition en cours qui s’oppose au projet de centrale à béton sur la commune.

http://jesigne.fr/non-au-beton-dans-la-ceinture-verte-de-toulouse#comments

Elle a une mémoire vraiment très sélective ! En effet, dans son commentaire, elle écrit:  » En tant que Maire à l’époque, j’ai rejeté le modificatif du permis de construire permettant l’alimentation en électricité de la centrale a béton « .

Elle oublie de préciser que l’avis initial de permis de construire à obtenu un avis favorable de sa part…sans lequel nous n’en serions pas là aujourd’hui.

Lorsque nous étions élus, lors de la mandature précédente, nous nous étions « bordés », dans le PLU validé en 2007, et toujours en vigueur, pour éviter que ce type de projet ne voit le jour sur la zone d’activités de Flourens, en créant une « zone AUf »  avec un règlement qui précisait entre autre que (article 2) les installations classées devaient être compatibles avec la vie de la zone, et que (article 11)  les constructions doivent présenter un aspect compatible avec le caractère des lieux avoisinants. De plus (article 4) toute construction ou installation doit être raccordée au réseau public de distribution d’eau potable.

La présence de sociétés telles que la COMAT que nous avions accueillis quelques mois plus tôt ainsi que EREMS, toutes deux ayant des activités liées au spatial et la présence de « salles blanches » (c’est-à-dire une salle propre  dans laquelle la concentration des particules en suspension dans l’air est maîtrisée et minimale) , nous semblait incompatible avec des activités polluantes et nuisibles à l’environnement de cette zone. Il en était de même vis à vis des activités artisanales et des bureau d’études présents dans celle ci.

Ces articles du règlement du PLU précisaient donc de façon claire, qu’il était possible d’exclure ce type d’activités de la zone industrielle.

Encore fallait il en avoir la volonté ! Et la connaissance des activités de haute technologie de la zone industrielle.

Madame Vignon a rejeté effectivement le permis modificatif. Celui ci, a été déposé suite à une erreur de GARROUSTE BETON dans le premier dossier et il concernait une augmentation de la puissance en énergie électrique nécessaire  au fonctionnement de la centrale, et ce devant la réaction des riverains, qui venaient de prendre connaissance du premier permis de construire.

Refuser de signer le deuxième Permis de Construire, c’est  reconnaitre qu’une erreur a été commise dans la gestion du premier.

De plus, des pompages dans la nappe phréatique sont prévus pour le fonctionnement de la centrale. Si tel est le cas, avec les besoins en eau d’une centrale à béton, il est certain qu’il y aura des rabattements de nappes phréatiques et donc une incidence sur le niveau de l’eau des puits sur la commune et en périphérie.

Ayant connaissance de l’état des voiries autour de Flourens et des possibilités d’investissements limités des collectivités, je redoute de voir celles ci se dégrader très rapidement après le passage quotidien des camions d’approvisionnement de la centrale et ceux de livraison du béton.

Sans m’attarder sur les problèmes de sécurité liés à la cohabitation des usagers de nos routes.

Ceci reflète mon état d’esprit actuel et surtout mon regret de voir le peu de considération  qu’un élu peut avoir pour son conseil municipal, qui n’avait pas été informé de ce projet et de l’autorisation donnée, pour sa population, et pour  l’environnement de sa commune.

A quand une réunion publique sur le projet de centrale à béton sur la commune ?

Francis Rouzaud

On notera aussi le commentaire de Vincent Tarrail-Noves, maire de Balma, très inquiet pour l’environnement des habitants du quartier Noncesse, pour la dégradation des routes et qui précise: « nous comptons pour empêcher l’installation de l’entreprise dont nous pensons que l’activité n’a pas à se situer à cet endroit ».

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