COP 21, quelle place pour la commune de Flourens ?

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Du 30 novembre au 11 décembre prochain, la France accueille la 21ème conférence des Nations Unis sur les changements climatiques.

C’est une échéance cruciale, puisqu’elle doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C. La France va donc jouer un rôle de premier ordre sur le plan international, pour rapprocher les points de vue et faciliter la recherche d’un consensus au sein des Nations unies et aussi au sein de l’Union européenne, qui occupe une place importante dans les négociations sur le climat.

L’enjeu est de taille : il s’agit d’aboutir, pour la première fois, à un accord universel et contraignant permettant de lutter efficacement contre le dérèglement climatique et d’impulser/d’accélérer la transition vers des sociétés et des économies résilientes et sobres en carbone.

Pour cela, le futur accord devra traiter, de façon équilibrée, de l’atténuation – c’est-à-dire des efforts de baisse des émissions de gaz à effet de serre permettant de contenir le réchauffement global à 2°C – et de l’adaptation des sociétés aux dérèglements climatiques déjà existants. Ces efforts devront prendre en compte les besoins et capacités de chaque pays. Enfin, l’accord doit entrer en vigueur à partir de 2020 et devra être durable pour permettre une transformation à long terme.

Chaque pays doit publier, dès que possible et avant la COP21, une contribution présentant ses efforts nationaux. Cet exercice constitue une grande nouveauté dans le cadre des négociations climatiques internationales. À la veille de la conférence de Paris, le secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies rendra publique une synthèse de ces contributions, ce qui permettra de voir l’effet cumulé de tous ces efforts.

Si chaque pays doit publier ses contributions qu’en est-il des projets des collectivités locales qui seront parties prenantes des conséquences de ce nouvel accord ?

Et plus particulièrement à Flourens. Quelle est la position de la Municipalité sur ce sujet, qu’envisage-t-elle de porter comme projet, quelle est la position de Mme la Maire, celle de l’adjoint chargé de l’environnement sur la commune ?

Continuera-t-on d’utiliser encore et toujours des produits phytosanitaires sur les voies communales, proche des écoles en dépit du bon sens ? N’oublions pas que leur utilisation dans le domaine public sera bientôt interdite et qu’il est grand temps de s’y préparer.

Va-t-on enfin mettre en place le principe de tonte diversifié préservant ainsi une certaine biodiversité nécessaire à notre équilibre, ou souhaite-t-on que les espaces verts communaux ressemblent davantage à un parcours de golf ?

Va-t-on poursuivre la modernisation de l’éclairage public comme cela avait été fait aux lotissements de La Coupette et des Hauts du Lac en 2013 ?

Où en est-on du plan quinquennal établi avec le Syndicat Départemental d’Electricité de la Haute-Garonne (SDEHG) pour la rénovation du réseau d’éclairage public ?

Va-t-on poursuivre la suppression de l’éclairage public la nuit comme cela a été fait au Lotissement Le Sentier du Lac 1 ? Nous soutenons totalement cette initiative et appelons de nos vœux que d’autres quartiers de la commune puissent en bénéficier.

Qu’en est-il des audits des bâtiments communaux qui ont été commandés et livrés en 2013 dans le cadre de notre Agenda 21 local ?

D’ailleurs qu’en est-il de cet outil validé par la Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable en 2013 ?

Le manque de perspective et de projet en matière de développement durable, d’environnement de la Municipalité est inquiétant et le silence assourdissant qui l’entoure est préoccupant.

Souhaitons que l’approche de cette conférence mondiale sur le climat sensibilise les décideurs de la commune afin d’être partie prenante pour offrir un avenir meilleur à nos enfants.

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