Que penser de « La-ruche-qui-dit-oui »?

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la ruchequiditouiLa municipalité fait la promotion (Regards sur Flourens n°3) de « La-ruche-qui-dit-oui » et les pancartes fleurissent partout sur la commune.

Que penser de cette initiative? Est-ce un concurrent aux AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) qui offrirait plus de souplesse?

« Manger juste, manger mieux« , voici le programme proposé aux nouvelles abeilles – consommateurs de la ruche – de Flourens et des alentours.

Le site précise: « Les producteurs optimisent leur production, ventilent au mieux leur stock entre les canaux de distribution et proposent aux consommations le prix le plus juste en fonction de leurs contraintes. En évitant les intermédiaires, ils obtiennent aussi une rémunération plus équitable ».

Cependant, de nombreux producteurs distribuant en vente directe ont  dit « NON » aux sollicitations de la « ruche qui dit oui ». Pourquoi ?

Tout d’abord par tromperie pour le consommateur, qui pense acheter un produit en vente directe, alors qu’il s’agit de manière très subtile d’une vente par 2 intermédiaires : le propriétaire de la ruche prend environ 10% TTC sur le CA réalisé et environ 10% TTC pour une start-up parisienne qui grossit à vue d’œil (40 salariés en 3 ans), dont les créateurs sont tous diplômés de hautes écoles de commerce. Cette start up est par ailleurs parrainée par des millionnaires chevronnés, dont Xavier Niel (Free) et Marc Simoncini (Meetic).

Ensuite, La Ruche Qui Dit Oui ! promeut le circuit-court. Dans les faits, qu’en est-il ?

Peut-on parler de circuit-courts quand se greffent trois  intermédiaires entre le consommateur et le producteur, comme dans un hypermarché :

  1. l’auto-entrepreneur, responsable de sa clientèle de quartier
  2. la Société Equanum éditrice du site web La Ruche Qui Dit Oui !
  3. la société Tunz/Ogone (Groupe Belgacom) qui gère les flux financiers via son porte monnaie électronique

Peut-on également soutenir un discours écologique et « locavore», quand, dans son contrat, un producteur peut livrer sa clientèle située sur un rayon jusqu’à 250 km, soit 500 km aller et retour.

Peut-on promouvoir le « manger mieux, manger juste »  quand les producteurs ne sont soumis à aucune limitation de leurs pratiques agro-écologiques sur l’usage de pesticides chimiques de synthèse et d’engrais?

(Extrait du site: amapbiodevant)

Cette entreprise La Ruche qui dit Oui ! est agrée Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale, mais suscite de nombreux débats.

Alors, faites vous votre propre opinion! Et consommons en toute connaissance de cause…

laruchequiditoui.fr

amap midipyrenées

Netoyens

amapbiodevant

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